Jeudi 17 novembre 2005

On ne fait que parler du web 2.0. Mais qu’est-ce que c’est au juste ? Quelles sont les nouvelles opportunités ? que pouvons nous en faire ? a qui profite cette évolution ?

L’intérêt se situe surtout au niveau de l’utilisateur final : l’internaute qui y gagnera en ergonomie et profitera d’application plus fluide comme si il s’agissait d’une application locale. Il s'agit de tirer partie du meilleur du web 1.0 pour favoriser l'expérience utilisateur.

Le Web 2.0 fait couler beaucoup d'encres -numériques- avec beaucoup de controverses à son sujet, mais on parle déjà de bulle web 2.0 et de son volet social. Qu'en est-il au juste ?

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par Max Dorane publié dans : Convergence et NTIC
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Commentaires

Petit historique du web

Web 1.0
Type de Web : statique.
Période : 1994-1997.
Technologies associées : HTML, GIF.

Caractéristiques : les pages Web sont des documents statiques rarement mis à jour.

Web 1.5
Type de Web : dynamique.
Période : 1997-2003.
Technologies associées : DHTML, ASP, CSS.
Caractéristiques : les pages Web sont construites à la volée à partir d'une ou plusieurs bases de données.

Web 2.0
Type de Web : collaboratif.
Période : 2003
Technologies associées : Ajax, DHTML, XML, Soap
Caractéristiques : l'utilisateur devient contributeur. Il publie des informations et manipule les données.


Source 01net
commentaire n° : 1 posté par : Max Dorane (site web) le: 17/11/2005 10:22:22
Au niveau de la technique, il s'agit d'une forme d'harmonisation du web qui passe par l'intégration de standards web qui permettront l'interopérabilité des systèmes, machines, réseaux et applications.

"Faire parler les machines entre elles"

Le web 2.0, c’est aussi un grand dossier qu’est le web sémantique. Il permet de publier, de consulter et d'automatiser le traitement de connaissances formalisées basé sur le principe les méta données (étiquettes d'information qui décrit chaque contenu sur le web) et qui s'appuie sur des protocoles et langages tels que HTPP, URI, XML, RDF, OWL. Vous trouverez, j’en suis certain, de nombreuses ressources sur le web à ce sujet pour ceux qui veulent en savoir plus. Sinon un lien vers le consortium W3C [ US ] http://www.w3.org/2001/sw/

Le Web 2.0 peut se construire également sur des technologies comme Ajax, une approche de développement Web fondée sur JavaScript et le langage de programmation XML. Ce mélange de technologies permet aux pages de fonctionner plus comme des applications de bureau que des vieilles pages de contenus statiques comme nous avions l’habitude d’en trouver sur le web.
AJAX n'est pas une technologie en elle-même, mais un terme qui évoque l'utilisation conjointe d'un ensemble de technologies couramment utilisées sur le Web.

L'infrastructure du Web 2.0 est complexe et changeante, mais elle inclut les logiciels de serveur, la syndication de contenu, les protocoles de messagerie, des standards de navigation, et des applications clientes diverses considérant que tout ce qui est non standards sera généralement évité. Ces approches complémentaires fournissent au Web 2.0 d nouvelles capacités de stockage, de création et de diffusion qui vont au-delà de ce qui était précédemment visible et accessible sur les sites Web.

Le Web 2.0 est donc un ensemble d’approches pour utiliser le net de façon nouvelle. Le Web 2.0 se réalisera en se basant sur des concepts très innovants… mais avec un mélange des technologies existantes (Javascript, méta données, HTPP, …), sur les approches de type web services (SOAP, UDDI, WSDL) et avec beaucoup de bon sens.
commentaire n° : 2 posté par : Max Dorane (site web) le: 18/11/2005 14:41:33
Bref, le web 2.0 doit permettre :

[ ] D’améliorer sans cesse l’expérience utilisateur
[ ] De simplifier l’usabilité des sites web
[ ] De faire gagner du temps aux utilisateurs
[ ] De rapprocher les applications web des versions logicielles qui tourne souvent en locale (regarder outlook web access et le logiciel outlook)
[ ] De standardiser les langages pour une meilleure ré-utilisabilité du code
[ ] De rendre interopérable les applications entre elles et faire parler les machines
[ ] De faciliter les interactions
[ ] De faciliter la convergence des médias et du contenu
[ ] De faciliter la publication, la recherche et la consultation des contenus web

…et peut être que tout cela concoure uniquement à simplifier le web ;-)
commentaire n° : 3 posté par : Max Dorane (site web) le: 18/11/2005 14:46:45
Quelques mots sur la philosophie liée au web sémantique
Traduction, d'après les écrits de Tim Berners-Lee

Le Web sémantique n'est pas un Web à part, mais une extension du Web courant, dans lequel on donne à une information un sens bien défini pour permettre aux ordinateurs et aux gens de travailler en coopération. Les premiers tissages du Web sémantique dans la structure du Web existant sont déjà faits. Dans un futur proche, ces développements atteindront des fonctionnalités significatives à mesure que les machines vont devenir de plus en plus capables de traiter et "comprendre" les données qu'elles ne font que visualiser pour le moment.

La propriété essentielle de la toile est son universalité. La puissance d'un lien hypertexte est due au fait que "tout peut être lié à tout". La technologie Web cependant ne sait pas faire de différence entre une ébauche gribouillée et un produit achevé, entre une information commerciale et une information universitaire, ou entre les cultures, les langages, les médias, etc.… L'information varie selon de nombreux axes. L'un d'entre eux est la différence entre l'information produite pour la consommation humaine et celle produite pour des machines. A un bout de l'échelle, nous trouvons aussi bien : des publicités pour la télévision commerciale qui durent cinq secondes à de la poésie. A l'autre bout, nous avons des bases de données, des programmes et des indicateurs. A ce jour, le Web s'est développé plus rapidement comme médium de documents destinés à des gens plutôt qu'en tant que données et information pouvant être traitées de manière automatique.

Le Web sémantique n'est pas simplement un outil pour réaliser les tâches individuelles. Le Web sémantique pourra favoriser l'évolution de la connaissance humaine dans son ensemble.

Les ontologies peuvent valoriser le fonctionnement du Web de plusieurs façons. On peut les utiliser de façon simple pour améliorer la pertinence des recherches

On peut utiliser les ontologies pour associer l'information d'une page à des structures de connaissance et à des règles d'inférence.

Lors de l'étape suivante, le Web sémantique brisera les limites du monde virtuel et s'étendra jusqu'au monde physique. Les URIs peuvent tout décrire et tout pointer, y compris des entités physiques, ce qui signifie que nous pouvons utiliser le langage RDF pour décrire des dispositifs comme des téléphones cellulaires ou des télévisions. De tels dispositifs peuvent annoncer leurs fonctionnalités : ce qu'ils peuvent faire et la manière dont ils sont contrôlés, tout comme des agents logiciels. Comme ils sont beaucoup plus flexibles que des systèmes de bas niveau comme Universal Plug and Play, une approche sémantique ouvre une multitude de possibilités intéressantes.
commentaire n° : 4 posté par : Max (site web) le: 22/11/2005 23:37:07
Comment le web 2.0 traduit-il de la valeur réelle dans son ensemble, et à destination des futurs utilisateurs ?

Avec le Web 2.0, la technologie se recentre sur les utilisateurs. Comme à chaque fois, les développeurs web, experts informatiques et autres ingénieurs en génie logiciel tentent – en vain – d’utiliser la technologie pour résoudre le problème à la place de l’utilisateur plutôt que d’essayer de comprendre en quoi l’utilisation de la technologie servira l’utilisateur et quel usage il en fera. C’est à la technologie de servir l’usage et pas à la technologie d’imposer des fonctionnalités.

C’est aussi toute la difficulté qui existe encore dans les entreprises entre le discours des fonctionnels et celui des techniciens. Les uns parlent d’usages et de besoins, les autres parlent de contraintes techniques et de système d’information.

Le Web 2.0 se tourne fondamentalement vers nous (utilisateurs) et cherche à s'assurer que nous nous engageons dans l’interaction, que nous participons et nous collaborons ensemble. Le web 2.0 vise égaement l’idéal communautaire à travers la confiance mutuelle et l'enrichissement collectif, en supprimant les barrières de temps et d’espace rendu possible par l'avénement du web. Le Web 2.0 apporte des réponses techniques très spécifiques pour tenter de répondre aux « problèmes des utilisateurs » plutôt que de soulever des « barrières technologiques ».
commentaire n° : 5 posté par : Max (site web) le: 10/12/2005 15:37:58
Le volet social du Web 2.0
On a tendance à oublier que le web 2.0 comporte aussi un volet social basé sur le principe de "démocratie" du web.

C’est le cas des initiatives comme les blogs, les wikis, le partage de signet, le tagging, etc. Le principe de démocratie se base sur la force et le potentiel du réseau humain formé par les utilisateurs du web. Ce principe s’appuie sur l’imbrication des réseaux technique et humain, avec le réseau humain comme élément moteur pour composer le contenu de demain.
Rendre le web accessible (accessibilité du l’information et du contenu) est un des axes du volet social du web 2.0.

Le web 2.0 ne fait que tirer profit des bonnes expériences et des nombreuses initiatives du web 1.0, et a exempt les mauvaises pratiques et les mauvaises expériences du web 1.0.

Il n’y a donc rien de révolutionnaire dans le web 2.0 puisqu’on promeut des technologies existantes dans le respects des standards du web et dans le respect des utilisateurs.
commentaire n° : 6 posté par : Max (site web) le: 10/12/2005 15:40:46
Le modèle économique du web 2.0

On parle déjà d'une "bulle Web 2.0.
Lorsque l’on parle de bulle web 2.0, ce n’est pas sans rappeler l’éclatement de la bulle internet 1ère génération.

Cependant, les technologies sont arrivés à maturité et les utilisateurs aussi...même si beaucoup de choses restent à faire sur ces 2 volets. C’est donc une opportunité pour les web-entrepreneurs 2.0 :-) de s’appuyer sur ces 2 leviers et lancé son business web 2.0 tout en gardant en mémoire les leçon - déconvenus - du web 1.0.

Aujourd’hui, cela devient – encore – plus simple de monter sa start-up puisque les coûts des ordinateurs sont relativement bas, que beaucoup de solutions logicielles sont gratuites et beaucoup favorisent le travail à distance avec des collaborateurs géographiquement dispersés.

Au niveau communication, les réseaux sociaux sont très développés et le marketing viral est très efficace (en terme de coût par contact) si il est géré de manière intelligente.

On peut même concevoir ses services et ses produits en faisant participer ses futurs utilisateurs et mesurer (avant le lancement) l’impact réel de la démarche économique de l'entreprise.

Ne soyons pas dupe, c’est la valeur ajoutée du service qui fera ou non le succès de la start-up. De plus, il ne faut pas perdre de vue que ce sont ceux qui détiennent les données ou les informations utilisateurs qui sont plus à même de tirer leur épingle du jeu. C’est pourquoi, dans le web 2.0 plus qu’avant, il faut intégrer une démarche interactive et participative dans son modèle économique en permettant à ces utilisateurs de réels services pour récupérer ces précieuses informations qui serviront à produire une rentabilité financière.

Ne nous faisons pas d’illusion non plus, le web 2.0 ne sera pas à l’abri des nombreuses start-up « coquilles vides » et la spéculation.
commentaire n° : 7 posté par : Max (site web) le: 10/12/2005 16:03:41

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