de l'information à l'expertise, ...il y a la connaissance

Publié le par Max Dorane

Le schéma ci-dessous, loin d'être parfait je le conçois, permet de montrer le mécanisme qui permet de construire une expertise dans un domaine de l'entreprise.
Ce qu'il est important de bien distinguer, lorsque l'on lance un projet KM (Knowledge management = gestion des connaissances pour ceux qui ne le savent pas encore), c'est la différence entre
gestion de l'information et gestion de la connaissance.

La connaissance est l'utilisation d'une information mise dans son contexte. Autrement dit, on part généralement de données que l'on utilise ensuite pour produire de l'information. Les informations seront ensuite misent dans un contexte (une situation, un environnement professionnel) et formeront de la connaissance. Quand au savoir-faire, couche située au dessus de la connaissance, c'est l'utilisation des connaissances dans un environnement connu et bien maîtriser par son auteur. La couche suprême étant l'expertise. L'expertise quant à elle, est l'accumulation des savoir-faire dans un domaine particulier de l'entreprise ajoutée à l'expérience d'un individu.




Parmi les nombreux objectifs que l'on tentera d'atteindre dans un projet KM, il y aura toutes les problématiques de transformation de l'information vers son état le plus haut : l'expertise. Lors de la mise en place on veillera à :
  • >> transformer l'information en connaissance
  • >> favoriser les interactions et la mise à jour des connaissances
  • >> partager la connaissance individuelle en connaissance pour tous
  • >> transformer les connaissances en savoir-faire

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M
Information, connaissance et savoir<br /> L'information est linéaire et statique et elle provient des documents écrits ou numériques (bases de données ou livres). Elle doit être contextualisée pour en connaître le sens. <br /> <br /> Un humain doit faire interagir l'information et la pondérer pour lui donner un sens et prendre une décision. <br /> <br /> L'appropriation contextualisée de l'information devient de la connaissance et l'utilisation pertinente de la connaissance devient du savoir nous permettant d'induire, de déduire, de prévoir ou de conclure, d'être actif ou attentif et enfin de savoir être.
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M
On reconnaît assez simplement que la connaissance est une "matière" vivante. C'est pourquoi, le jeu qui consistait à sortir le "savoir" de la tête des individus pour le retranscrire de manière formelle sur support numérique n'a pas abouti à un facteur clé de succès des projets de gestion des connaissances. Au contraire, cela a permis de stocker davantage, de créer de nouvelles bases de connaissance qui aujourd'hui sont devenues obsolètes, inutilisables, inutiles et donc coûteuses. La connaissance n'est utile que si elle est partagée.<br /> <br /> D'où l'intérêt des communautés de pratique qui s'inscrivent dans cette logique de partage et d'interactions. Une COP (Community Of Practice) tourne autour d'une plate-forme communautaire (peu importe la forme et les outils) qui permett de faire circuler l'information, l'enrichir, la commenter et au final produire une connaissance utile à tous.<br /> <br /> Pour ma part la meilleure démarche de gestion des connaissances passe par la mise en place de communautés virtuelles. Ces communautés virtuelles seront selon leur logique de regroupement des communautés de pratique, des communautés de projet, des communautés thématiques. Je pense également que ce sont les communautés de pratique qui seront les plus "productive" dans l'entreprise car leur activité sera plus mesurable, les effets plus tangibles et les bénéfices plus appréciables pour les membres.
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